Quatre tables, une chaise
Devant la fenêtre, face à la mer,
Face à la terre
Qui est une mer
Pour ceux qui s’y noient.
Des paroles aux gestes tus,
Aux sourires qui s’évaporent,
Le cœur des choses est dur
Qui jamais ne se met à nu,
Sauf aux éclipses, parfois.
Déjà bien loin de l’adieu
Qui liait les mains,
Le train parcourt, lent
Et sinuant, le gris du chemin
Des renoncements.
L’arme au poing
Braquée sur le ventre,
Le visage est interdit,
L’instant replié dans un cri,
Un jaillissement de larmes.
L’angoisse doucement a fui
Par toutes les routes de la nuit,
Les rues, les places ne sont refuges
Qu’aux ombres
Au bout du quai, la tentation d’en finir.
Puis le matin, pour de vrai,
Pas le mensonge d’une aube trop pure,
Ni l’impasse de branches rompues
A l’éclat d’un soleil aveugle,
Sa promesse, seule et dévêtue.
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