16.6.10

Le rêve d’une étoile qui s’éclipse

Seul le versant nocturne
Converse avec nous dans l’instant
La ribambelle d’étoiles bleues
Que sur les bancs nous rassemblons entre nos mains
Pour passer le reste de la nuit
Mieux à deux que seuls en nos replis

Seul le temps d’une absence à compter
Trace la ligne qui sépare
La bouche de l’ombre à la bouche du jour nouveau
Et plus le refrain lancinant qui s’épuise
Plus la force nue et pure n’altère leurs lumières
Étoiles étonnamment tristes ce soir

Seuls encore les mots gravent
Sur le fronton même du matin
L’innommable de toute chose
Le rêve d’une main qui se pose
Le rêve d’une étoile qui s’éclipse
Et seule demeure dans l’invisible clarté.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Eclipse...Solaire...Sous la lune d'un réverbére...Bleue la petite étoile de la minuterie d'un hall d'immeuble...A deux bouches...A quatre mains...