22.5.10

L’éternel retour

De ce coté-ci
Reste comme une trace impossible
Un léger froissement de l’air et du temps
Un tremblé sur les lèvres d’enfants
Trop jeunes pour se souvenir

De ce coté-ci
Demeure ton visage dans la pénombre
Aucune lumière n’en pénètre jamais la surface lisse
N’en résout le mystérieux silence

C’est comme pour les mains
Trop longtemps laissées à l’abandon des caresses
Comme pour la voix qui s’éloignant
Parle avec des accords inédits
La voix d’un monde à l’agonie

De ce côté-ci
Marchent encore nos rêves au secret des chemins
A peine capables de retenir de toi un seul instant
Espérant de toi le retour
L’éternel retour

1 commentaires:

Anonyme a dit…

il suffit pour cela de ré-ouvrir ce petit carnet noir...